Dans le cadre de la série d’articles sur la mesure des indicateurs ESG, La Financière Responsable aborde le thème de la consommation d’énergie. Cet enjeu de société est bien évidemment pris en compte dans l’analyse que La Financière Responsable effectue pour sélectionner des entreprises de qualité.

Les entreprises du fonds LFR Euro Développement Durable ont une consommation d’énergie moyenne relativement faible (4,79 millions MWh contre 46,70 millions MWh pour le CAC 40 et 40,36 millions MWh pour l’Euro Stoxx 50). Il est vrai que les entreprises du fonds géré par La Financière Responsable ont une taille plus petite et donc une consommation d’énergie moyenne moindre. Il est plus judicieux de raisonner en unités d’œuvre (chiffre d’affaires et effectif en équivalent temps plein) ; cela permet également de dissocier l’évolution de la consommation d’énergie de la croissance.

En examinant l’évolution de la consommation d’énergie en fonction du chiffre d’affaires, on note que les entreprises du fonds LFR Euro Développement Durable sont dans une dynamique positive de réduction (-46,89% entre 2010 et 2016).

Par ailleurs, à la faveur de l’analyse intersectorielle, on note que la faible consommation d’énergie des entreprises des fonds par rapport aux indices est en partie due à l’absence d’investissement dans les secteurs services aux collectivités et pétrole et gaz.

Le secteur matériaux de base pèse sur le chiffre du fonds avec Air Liquide (6 112 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires). Cette entreprise est également présente dans les deux indices. Le distributeur de produits chimiques Brenntag est le second dossier en portefeuille du secteur. Sa consommation est nettement inférieure à l’ensemble des entreprises du secteur, tous univers confondus (43 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires contre 3 782 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires).

Le secteur industriel, dans lequel le fonds est fortement présent, est le deuxième secteur consommateur d’énergie (136 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires pour le fonds). Ce chiffre reste pour autant loin des niveaux des entreprises du CAC 40 (1 602 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires) et de l’Euro Stoxx 50 (408 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires). Le fonds LFR Euro Développement Durable investit dans des sociétés industrielles très peu consommatrices d’énergie comme le fournisseur de solutions informatiques pour le tourisme et le voyage Amadeus (20 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires).

Concernant les autres secteurs, les entreprises du fonds LFR Euro Développement Durable ont une consommation plus faible que celles composant les indices, comme par exemple, le secteur des biens de consommation (93 MWh par million d’euros de chiffre d’affaires contre 170 pour le CAC 40 et 113 pour l’Euro Stoxx 50).

Lorsque nous étudions cet indicateur environnemental en fonction de l’effectif, la situation est analogue tant en termes d’évolution de la consommation (-45,70% entre 2010 et 2016 pour le fonds) que de niveau (cinq fois moins élevé que le CAC 40 et huit fois moins que l’Euro Stoxx 50).

La Financière Responsable approfondit l’analyse en examinant la part de l’énergie consommée provenant de sources renouvelables. Là également, les entreprises du fonds montrent leur implication (41,1% contre 25,1% pour le CAC 40 et 34,5% pour l’Euro Stoxx 50).

Ce travail de mesure démontre encore une fois l’importance que La Financière Responsable accorde aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et notamment l’objectif n°12 relatif à la consommation et à la production responsables.

Alison Amiell – 1er octobre 2018

Pour plus d’information aamiell@lfram.fr

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